L’initiative EOSC | Suzanne Dumouchel explicite l’engagement du CNRS

21 avril 2021
Dans une interview à la DDOR du CNRS, Suzanne Dumouchel nous éclaire sur l’initiative EOSC, l’engagement du CNRS et les enjeux de son élection en tant que membre du directoire de l’association.

Dans une interview à la DDOR du CNRS, Suzanne Dumouchel, ingénieure de recherche à la TGIR Huma-Num et chargée de mission à la Direction des Données Ouvertes de la Recherche (DDOR), nous éclaire sur l’initiative européenne EOSC, l’engagement du CNRS et les enjeux de son élection en tant que membre du directoire de l’association pour un mandat de trois ans.

Qu’est-ce que l’EOSC ?

L’initiative European Open Science Cloud (EOSC) de la commission européenne est un regroupement d’infrastructures européennes qui offre un catalogue de services mutualisé aux chercheurs. C’est une fédération d’infrastructures européennes qui vise à développer des processus communs de recherche à la fois interdisciplinaire et international.

Ce dispositif d’excellence de services « Cloud » est un élément central pour soutenir la circulation, la diffusion et l’adoption des connaissances dans l’espace européen de la recherche (EER).

La stratégie européenne pour les données reconnaît l’EOSC comme l’espace européen pour la recherche et l’innovation qui offre un réseau de données FAIR (facile à trouver, accessible, interopérable et réutilisable). L’ambition de cette initiative est d’ouvrir, de connecter et d’articuler l’EOSC au-delà des communautés de recherche, avec le secteur public au sens large et le secteur privé.

L’EOSC s’organise sous la forme d’une association de type AISBL (association internationale de droit belge) créée en juillet 2020 pour réunir les acteurs de cet écosystème. Ce statut associatif lui permet de contractualiser avec la Commission Européenne et les Etats Membres.

En quoi consiste la fonction de membre du directoire de l’association EOSC ?

L’association EOSC s’organise autour d’un président et de huit directeurs élus sur des mandats de durée variable (3 pour 3 ans – 2 pour 2 ans – 3 pour 1 an).

Pendant la gouvernance transitoire de l’EOSC, Suzanne Dumouchel a été impliquée dans deux groupes de travail « Architecture » et « Skills and training ». En décembre 2020, lors de la première Assemblée Générale de l’Association, Suzanne Dumouchel, qui représentait le CNRS, a été élue directrice pour un mandat de trois ans. Dans ce contexte, elle contribue à la structuration et au pilotage de l’association EOSC.

Par ailleurs, sa fonction de chargée de mission à la DDOR du CNRS, lui permet de mobiliser les communautés de recherche du CNRS pour identifier leurs besoins, utiliser les services existants et en proposer de nouveaux.
Seule représentante des sciences humaines et sociales au sein du directoire de l’association, Suzanne Dumouchel s’appuie sur l’implication de la TGIR Huma-Num au niveau national et sur des infrastructures européennes de recherche, telles qu’OPERAS, afin de renforcer l’action et le rôle des SHS dans l’EOSC.

Quelle est l’implication du CNRS dans l’EOSC ?

Le CNRS s’est impliqué très tôt dans la construction de l’EOSC par la rédaction des statuts et des règles de fonctionnement. A la fin de l’année 2020, le CNRS est devenu membre de l’association EOSC avec une cotisation annuelle et un droit de vote à l’Assemblée Générale, représenté par Sylvie Rousset, Directrice de la Direction des Données Ouvertes de la Recherche (DDOR).

Le CNRS travaille en étroite collaboration avec d’autres institutions de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) qui sont membres ou observateurs de l’association EOSC notamment pour construire et promouvoir un « EOSC français ».

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