Les acteurs science ouverte au CNRS


  1. La DIST : une direction fonctionnelle du CNRS
  2. Liens avec les instituts du CNRS et leurs infrastructures nationales


La DIST : une direction fonctionnelle du CNRS

En 2010, le CNRS a regroupé au sein de la direction de l’information scientifique et technique (DIST) les actions liées à cette information et qui visent à améliorer son partage, sa valorisation et les services rendus aux chercheurs.

La DIST œuvre en faveur de la mutualisation des connaissances et du libre accès à la production scientifique. Elle a notamment publiée en mars 2016, le livre blanc « Une science ouverte dans une République numérique » et en novembre 2018 la feuille de route science ouverte du CNRS.

La DIST coordonne les chantiers autour de l’ouverture des données et des publications, de l’évaluation des chercheurs, de la formation de l’ensemble des personnels de la recherche. Elle a pour mission de mettre en œuvre la feuille de route du CNRS pour la science ouverte en mobilisant en particulier les trois unités de service de son périmètre.

Trois unités au cœur de cette action


Unité propre de service du CNRS qui a pour missions de faciliter l’accès, l’analyse et la fouille de l’information scientifique et de valoriser la production scientifique (publications et données de recherche). Cette unité pilote le portail BibCNRS et divers outils de l’IST tel que OPIDoR pour les données, ISTEX et PANIST pour les publications, etc.


Unité mixte de service du CNRS maître d’œuvre de l’archive ouverte française HAL, et qui a ensuite développé épisciences, plateforme de publications de revues en accès ouvert et d’autres services.


Unité mixte de service du CNRS en cotutelle avec l’ENS Lyon pour numériser et valoriser le patrimoine scientifique, notamment en sciences humaines et sociales.

Les correspondants IST et données du CNRS

La DIST est en relation permanente avec les instituts thématiques du CNRS grâce aux correspondants IST et données. La politique de science ouverte est soutenue fortement au sein des instituts qui eux-mêmes ont développé de nombreuses initiatives :

Les infrastructures de recherche IST portées par la DIST

Archive ouverte pluridisciplinaire
C’est la première archive ouverte pluridisciplinaire française, développée par le CCSD, destinée au dépôt et à la diffusion d’articles scientifiques (publiés ou non) et de thèses. Cette archive est incontournable pour la diffusion des savoirs de l’ensemble de la communauté scientifique et universitaire française.

Infrastructure de recherche pluridisciplinaire
Cette infrastructure dédiée à l’information scientifique et technique a pris la forme d’un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) pour une durée de 6 ans (2017-2022). Cette infrastructure est pilotée par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, à laquelle est rattachée la BIS, en est membre aux côtés d’opérateurs nationaux (Abes, CTLes), de structures nationales de l’IST (BnF, Inist-CNRS) et d’établissements publics de l’enseignement supérieur et de la recherche.


Liens avec les instituts du CNRS et leurs infrastructures de recherche nationales

Une grande infrastructure de recherche doit répondre aux six critères suivants :

  • Être un outil ou un dispositif possédant des caractéristiques uniques identifiées par la communauté scientifique utilisatrice comme requises pour la conduite d’activités de recherche de haut niveau. Les communautés scientifiques visées peuvent être nationales, européennes ou internationales, selon les cas ;
  • Disposer d’une gouvernance identifiée, unifiée et effective, et d’instances de pilotage stratégique et scientifique ;
  • Être ouverte à toute communauté de recherche souhaitant l’utiliser, accessible sur la base de l’excellence scientifique évaluée par les pairs. Elle doit donc disposer d’instances d’évaluation adéquates ;
  • Mener une recherche propre, et/ou fournir des services aux communautés d’utilisateurs intégrant les acteurs du secteur économique. Ces communautés peuvent être présentes sur le site, venir ponctuellement y réaliser des travaux, ou interagir à distance ;
  • Disposer d’une programmation budgétaire pluriannuelle et soumettre aux instances un budget formalisé ;
  • Disposer d’un plan de management des données produites correspondants à la règle d’ouverture et qui respecte les pratiques internationales du domaine concerné en matière d’embargo.

Catégories des infrastructures

Il existe quatre types de catégories d’infrastructure selon leur caractère national ou multi-national, leur mode de gouvernance et leur soutien budgétaire.

  • Organisations internationales (OI)
    Fondées sur une convention intergouvernementale parfois doublée d’un accord inter-agences et de statuts décrivant de façon détaillée la mise en œuvre de la convention ou des accords. La convention intergouvernementale, qui est assortie d’un protocole financier, précise notamment les objectifs de l’organisation, les conditions d’adhésion, les organes de fonctionnement et les modalités de contribution des États membres ;
  • Très grandes infrastructures de recherche (TGIR)
    Stratégie gouvernementale nationale ou rattachée à des partenariats internationaux ou européens, notamment par leur engagement dans la feuille de route du forum stratégique européen (ESFRI). Elles sont des instruments majeurs dans les réseaux de collaboration industrielle et d’innovation. Les TGIR sont sous la responsabilité scientifique des opérateurs de recherche ;
  • Infrastructures de recherche (IR)
    Relèvent des choix des différents opérateurs de recherche et sont mises en œuvre par eux, qu’il s’agisse des Alliances ou de leurs membres, ou d’établissements publics en raison de leurs missions particulières ;
  • Projets
    En cours de construction ou déjà en production, ayant une existence et une importance dans le paysage de la recherche française. Ce statut pour une infrastructure a un caractère transitoire et pourra changer de catégories lorsque le projet aura atteint la pleine maturité.

Les infrastructures de recherche soutenue par les instituts du CNRS

Édition électronique ouverte en sciences humaines et sociales L’infrastructure OpenEdition, développée par l’USR OpenEdition Center (CLEO), met à disposition quatre plateformes de publication et d’information en accès ouvert : revues, livres, carnets de recherche et annonces d’événements académiques internationaux en sciences humaines et sociales.

Méthodes et outils pour l’édition structurée
L’infrastructure Métopes, porté par le Pôle « Document numérique » de la MRSH de Caen. est conçue à l’usage des éditeurs publics et au service de l’activité éditoriale de l’ensemble des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche. Elle a pour pour missions principales, de fournir un ensemble d’outils et de méthodes afin d’organiser la production et la diffusion des produits éditoriaux en libre accès.

Production et Gestion de Données en science humaines et sociales
L’infrastructure PROGEDO, portée par le CNRS et l’EHESS, assure la production et la gestion des données en sciences humaines et sociales (SHS). Cette très grande infrastructure de recherche a pour mission de développer la culture des données, d’impulser et de structurer une politique des données d’enquêtes des communautés de recherche SHS. La stratégie de développement a réunit les organismes de recherche, les grands établissements et les universités, et de renforcer la position de la France dans l’espace européen de la recherche.

La très grande infrastructure de recherche Huma-Num, développé par l’UMS des Humanités Numériques, met à disposition une grande variété de plateformes et d’outils pour le traitement (boîte à outils partagée), la conservation (Huma-Num-Box), l’accès et l’interopérabilité des données de la recherche en sciences humaines et sociales par des services numériques de traitement, de partage (Nakala) et d’accès unifié (ISIDORE), ainsi qu’une procédure d’archivage à long terme.

Édition électronique de revues en accès ouvert
Une infrastructure de publication scientifique de revues en accès ouvert, développée en partenariat par l’UMS Mathdoc et UGA Editions, dans la continuité de ses services Numdam (bibliothèque numérique) et Cedram (diffusion de revues académiques de mathématiques).